DROIT DE RÉPONSE

Télégramme du 05/02/2020: A propos de la liste de VPC

Le Télégramme de ce jour, mercredi 5 février, s’inquiète pour nous : il craint que nous ne parvenions pas à réunir 45 citoyens sur notre liste, en constatant que nous ne la publierons que le 28 février prochain.
Rassurons-le : nous ne resterons pas « encalminés » et nous aurons bien nos 45 candidats. Mais, pour les ordonner sur une liste, nous sommes très attachés à utiliser la méthode la plus transparente, la plus collégiale possible, telle que nous la décrivons par ailleurs : l’élection sans candidat (qui n’est pas, contrairement à ce que certains mauvais esprits voudraient laisser croire, une nouvelle invention diabolique des managers modernes destructeurs de nos services publics) qui fait appel à l’intelligence collective. Cette procédure prend un peu plus de temps que celle qui consiste à suivre les volontés d’un chef suprême. Mais elle garantit à chacune et chacun de voir sa volonté personnelle prise en compte dans l’expression de la volonté générale. Ça s’appelle la démocratie.

Ouest-France et Télégramme du 04/02/2020: A propos de la liste citoyenne VPC

Nos deux journaux locaux ont répondu à notre invitation à la conférence de presse que nous organisions lundi 3 février. Ils en ont rendu compte dans leurs éditions du mardi 4.
Nous leur proposions un exercice difficile puisqu’il s’agissait de comprendre notre spécificité de liste citoyenne, et, en particulier, la procédure d’élection sans candidat que nous avons choisie pour désigner notre tête de liste. Le Télégramme a été prudent dans sa présentation. Ouest France a pris plus de risque, ce qui l’a conduit à quelques erreurs que nous voulons rectifier.
Tout d’abord, le 11 février, il n’y aura pas 6 personnes « sur la scène » du Palais des arts. Le public sera informé des vœux émis par chaque colistier quant à sa place sur la liste, sans que cette information vaille candidature. Ensuite, chaque personne présente s’exprimera quant aux personnes qu’elle choisit, en argumentant brièvement son choix. Le résultat sera proclamé et soumis à un second tour pendant lequel pourront être émises des objections quant au choix issu du 1° vote. Ces objections, s’il y en a, seront examinées collectivement. Si cet examen collectif ne permet pas de les lever sera organisé alors un 3° tour.
Cette procédure présente un inconvénient : elle peut paraitre complexe et chronophage, et ouvrir la porte à d’éventuels sabotages. Mais cet inconvénient n’est rien en face de l’énorme avantage qui nous a fait la choisir : elle organise une décision réellement collégiale, et fait confiance à l’intelligence collective, qui, nous en sommes persuadés, ne se trompe pas plus que l’intelligence des experts (regardez ce que devient le travail des experts sur la question des retraites ou de la circulaire électorale de M. Castaner quand il est examiné par le Conseil d’Etat). Et elle place le citoyen au cœur de la décision. C’est exactement l’esprit dans lequel nous souhaitons que soit administrée notre ville.
Autre erreur de la rédaction d’Ouest France : Nous n’aurions pas à l’heure actuelle de programme. Et bien si, nous avons un programme, qui est la synthèse des 100 propositions (M. Robo a retenu le même chiffre !) que nous avons soumises depuis plusieurs mois à nos concitoyens à travers notre site. Ces propositions ont suscité plus de 1200 réactions, et notre programme en est la synthèse. C’est cette synthèse que nous allons soumettre dans les prochains jours aux électeurs à travers une dizaine de réunions de quartier, que nous annoncerons par les réseaux sociaux et par voie d’affiches.
Mais nous comprenons bien l’erreur de nos amis journalistes : nous ne menons pas, nous, une campagne dispendieuse en papiers, dispositifs scénique divers et variés et accessoires vestimentaires colorés. Et donc, nous ne distribuons pas massivement nos propositions sur papier glacé. Rappelons-le : la campagne officielle commence le 2 mars prochain. Les électeurs auront alors deux semaines pour prendre leur décision, et, en attendant, nous ne voulons pas les noyer sous une propagande qui n’engage que ceux qui la conduisent.

Ouest-France du 27/01/2020: A propos des bouchons à Vannes

Ouest France Vannes publie aujourd’hui une page sur la question des bouchons et présente les solutions des listes candidates aux municipales. 
En ce qui concerne, seule l’image amusante de la vache et de la cabine téléphonique a été retenue par la rédaction.


Alors, pour ne frustrer personne, voici l’intégralité du texte que nous avions communiqué au journaliste en charge du dossier :


« Nous pensons nous que la future majorité municipale et l’agglomération qui sortiront des urnes devront engager dès le début de la mandature l’élaboration d’un véritable plan de mobilité en mobilisant l’intelligence collective et citoyenne, c’est-à-dire en installant une commission extra-municipale composée de citoyens volontaires qui assureront la maitrise d’ouvrage de l’opération d’élaboration de ce plan
Le problème de la circulation automobile à Vannes est complexe, du fait du plan même de la ville, du fait de l’hétérogénéité des usagers concernés, et donc de leurs besoins (travailleurs, touristes, retraités, étudiants), et enfin du fait de la diversité de leurs origines géographiques (habitants de la ville même, des premières et deuxièmes couronnes, touristes). Cette complexité n’a jusqu’à présent pas été abordée par les politiques en charge, et il suffit, pour s’en convaincre, de relever les discours contradictoires qu’ils ont tenus jusqu’à présent : quand le maire demande la gratuité des transports, le président de l’agglomération s’y oppose. Mais quand ce même président devient candidat aux élections municipales, il propose la gratuité le samedi ! Plus sérieusement, imaginer qu’on puisse laisser entrer en ville 40 000 véhicules par jour, comme c’est le cas pour le nord de la ville (carrefour de LIziec) en dépensant des sommes considérables en rond points et bretelles diverses, c’est assurer qu’on fera rentrer une vache dans une cabine téléphonique !
Or, comme toute politique publique aujourd’hui, celle de la mobilité en ville doit reposer sur une stratégie à long terme qui se fixe les enjeux environnementaux et sociaux comme prioritaires.
Aucune solution simpliste (stationnement gratuit, périphérique intérieur ou extérieur, accès payant) ne permet de résoudre la question, et les proposer relève de la démagogie. Les travaux de la commission extra-municipale que nous souhaitons créer s’appuieront sur le cahier des charges suivants :
• En finir avec le tout voiture, afin de lutter efficacement contre la production excessive de CO2 et contre l’ensemble des pollutions générées par le trafic automobile, en interdisant à terme celui-ci dans le cœur de ville (sauf évidemment pour les résidents de la zone). 
• Privilégier systématiquement l’usage des transports collectifs, à partir de zones de stationnement périphériques, en intégrant les attentes des usagers : gratuité, fréquence, amplitude horaire, confort ; et en aménageant des voies en site propre.
• Concevoir un maillage efficace de voies cyclistes continues et sécurisées.
• Imaginer tous les dispositifs encourageant les déplacements doux (mise à disposition de vélos, ouverture d’ateliers associatifs d’entretien de deux roues, etc…).
• Utiliser la dynamique créée par le pôle d’échange multimodal de la gare pour rouvrir les gares ferroviaires aujourd’hui délaissées (Pluneret, Mériadec, Auray, Saint-Nolff, La Vraie Croix…) au trafic des TER. »